2026/02/24

« Nous ne sommes pas un vestige du passé »

Industrie du bois

Article de Charles Lecavalier (La Presse)
Publié le 23 février 2026 à 13 h 49
NOTE: L'article original peut être consulté sur la plateforme de La Presse en suivant ce lien.

Une quinzaine d’entreprises de l’industrie du bois, de la récolte forestière jusqu’à la confection d’armoires de cuisine et de planchers, ont créé un nouveau regroupement pour défendre leurs intérêts, dans un contexte économique difficile. Ils demandent à Québec de les aider.

Face à du « dumping asiatique », à des droits de douane américains, à une incertitude économique générale et à une impasse de modernisation du régime forestier, des entreprises comme Chantiers Chibougamau, Groupe Lebel, Planchers Lauzon ou Meubles South Shore, par exemple, se sont réunies pour créer un nouveau regroupement, l’Alliance de l’écosystème industriel forestier du Québec (AEIFQ).

« Ce sont des entreprises qui n’avaient pas l’habitude de prendre la parole ensemble, mais le contexte économique et le contexte politique l’imposent », a affirmé Jean Laflamme, président du conseil de Meubles South Shore, en conférence de presse.

Pour étayer ses propos, l’Alliance a commandé une étude réalisée par l’Institut de la statistique du Québec. Ses conclusions ? L’industrie du bois n’est pas un « vestige du passé », a dit de son côté David Lauzon, PDG de Planchers Lauzon.

LES CONCLUSIONS DE L'ÉTUDE RÉALISÉE PAR L'INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC

  • L’écosystème de la forêt est responsable de 21 milliards en retombées économiques directes et indirectes en 2024 ;
  • Elle soutient près de 155 000 emplois directs et indirects ;
  • Les impôts des entreprises du secteur et de leurs employés représentent 3,4 milliards en revenus fiscaux pour les gouvernements fédéral et provincial ;
  • L’apport au PIB québécois de l’écosystème forestier correspond à lui seul à plus de 20 % du PIB industriel du Québec en entier.

Le message que ce regroupement d’entreprises veut passer au gouvernement et à la population : l’industrie du bois n’a rien de « folklorique », et il faut la soutenir pour préparer une relance, a indiqué de son côté Frédéric Verreault, vice-président, Affaires corporatives, chez Chantiers Chibougamau.

Le danger, c’est qu’en ne faisant rien, le Québec déstructure sa « chaîne de valeur » du bois. Lorsqu’une usine de sciage ferme, cela peut entraîner une hausse de production des coûts pour fabriquer des panneaux, ce qui rend le secteur de l’ébénisterie moins compétitif.

« On veut que les décideurs soient conscients du poids économique de notre industrie et de son impact environnemental positif, a fait valoir Jean Laflamme. Le danger, c’est la perte de compétence dans toute la chaîne de valeur. »

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